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jueves, 21 de septiembre de 2017

Exorcisant Foucault: de l'idéalisme narratif au matérialisme sociologique


(...) Le conflit entre la réalité et l'irréalité de la pensée qui est isolée de la pratique est une question purement scolastique.
Karl Marx


Par: Daniel Loayza Herrera [1]


Foucault: la connaissance, la puissance et la biopolitique

Foucault, dans son archéologie de la connaissance, nous a proposé une façon de voir la connaissance comme des catégories, des idées et des concepts construits de manière arbitraire, résultat d'un discours narratif et légitimant. Un discours qui donne un pouvoir et devient la vérité. La vérité est une connaissance qui a été habilitée. De la constatation de la perte de la connaissance des unités historiques, à la fois dans le temps et dans l'espace, ainsi que l'absence de toute herméneutique objective pose sa proposition.
Ceci est le point de départ de la façon dont le philosophe français nous propose de voir la problématique du savoir: comme une construction discursive qui permet le tri social par des oppositions telles que bien / mal, beau / laid, normal / anormal, objectif / subjectif, entre autres.
Foucault interroge le statut de l'objectivité des sciences, démontrant que ce sont des connaissances qui sont devenues des références de ce qui est objectif, mais que, cependant, ce n’est pas la manifestation du pouvoir obtenu par le discours scientifique [2].
Les connaissances ont la capacité de façonner la société et l'individu, constituant ainsi le pouvoir. Savoir – pouvoir ce sera l'une des relations les plus importantes de Foucault [3]. Cette relation produit la modélisation, la normalisation conduit à discipliner l'individu, conduisant à ce qu'il a appelé la biopolitique.
La Biopolitique est un concept qui nous invite à réfléchir à la façon particulière dont un discours –laquelle connaissance a atteint le pouvoir mobilisateur, structurant et constituant– vit à chaque individu, le modèle et l’organise, permettant le contrôle social.

Sur les idées de Foucault

C’est ingénieux comment Foucault organisait un discours, bien préparé et magistralement écrit, les idées de Nietzsche, Freud, Lacan et les tendances historiographiques françaises dominantes dans la revue Annales – qui remettaient en question les unités des analyses historiques typique du marxisme. Il a écrit des études extrêmement stimulantes qui ont permis de trouver d'autres alternatives au déterminisme économique, typique de la version plus simplifiée du marxisme. En même temps, cela lui a permis de régler définitivement le positivisme durkheimien en déclin progressif depuis la guerre.

Nietzsche a développé un raisonnement de démolition des paradigmes modernes. Il les a montrés comme des vérités construites de manière discursive, en les montrant comme le résultat de l'imposition d'un groupe déterminé. Il méprisait les valeurs bourgeoises, mais aussi la bourgeoisie, qu'il identifiait comme la productrice de ces valeurs, qu'il considérait décadent et loin de l'aristocratie, du pouvoir des meilleurs, des hommes supérieurs....

Le psychanalyste Lacan fut extrêmement stimulant pour Foucault. Lacan enseigna que la relation entre le monde et l'homme est dirigée par des symboles, qui sont ceux qui permettent à l'être humain de se construire une image de la réalité et d'organiser le monde dans la connaissance. Son hypothèse lui permit de contourner l'idée de Nietzsche consistant à relier les connaissances à des hommes concrets, à reconnaître que les connaissances sont produites par quelqu'un qui vit dans des relations concrètes.
Ainsi, tout au long de la lecture exaltante de Foucault, nous sommes confrontés à des images narratives qui analysent les récits, les discours, mais pas leurs acteurs ni les relations sociales dans lesquelles ils sont engagés. Foucault nous invite à entrer dans un monde où tout commence par des idées, des connaissances et des discours qui dynamisent la vie sociale et l’individu. Oublier, que ces connaissances remplissent une fonction convenablement, qui ne sont pas nées, développent et autonomisent de nulle part, mais qu'elles sont ancrées dans des relations sociales concrètes.

Les idées des Lumières, par exemple, régnaient seulement parce que ce n’étaient pas des connaissances organisées, mais parce que ces idées furent générées dans une certaine période historique: l'affaiblissement des anciennes aristocraties et de l'Eglise comme organisatrices de la vie sociale; mais aussi de la poussée d’une bourgeoisie désireuse de prendre sa place, à commander le monde à sa manière, en fonction de ses intérêts, à inaugurer de nouveaux mécanismes de contrôle.

La bourgeoisie fit les idées de ce qu'on a appelé le discours moderne les siennes. Elle les interpréta et les diffusa dans le cadre d'une guerre idéologique d'abord, puis sociale et enfin politique, pour obtenir le pouvoir.
Foucault, en ignorant les relations sociales concrètes dans lesquelles nous vivons en une société concrète, qui donnent naissance à ces connaissances et à la manière particulière où elles s’imposent, nous conduit à un idéalisme anthropologique qui oublie la matérialité et la concrétisation de la vie humaine.

Il nous invite à un exercice cognitif purement spéculatif, narratif, littéraire, cognitif, très appréciés de ceux qui sont encouragés dans les interprétations psychanalytiques. Ses raisonnements ont marqué le chemin de l'idéalisme postmoderne, d'un idéalisme qui représente un revers dans la compréhension des phénomènes sociaux, qui nous renvoie aux époques antérieurs sur les réflexions de Guizot et d'autres intellectuels français qui ont identifié la révolution française comme le résultat de la lutte de classe, même avant Marx lui-même [4].

Il constitue une «clarification» qui contraste avec l'image de l'homme en tant que sujet social qui vit immergé dans des relations sociales concrètes. C'est une «clarification» qui apparaît comme inédite et presque «révolutionnaire» dans notre façon de voir la réalité, une réalité que, d’ailleurs, Foucault lui-même nie au-delà du discours. Cela nous amène à penser à la connaissance et aux pouvoirs sans être humain immergé dans la réalité sociale.

Peut-être devrions-nous demander à Foucault en termes foucaultniens: son discours, quel genre de connaissance représente-t-il? Si tout est discours, devrions-nous considérer le sien comme un autre discours? Si la science est seulement discursive, sa position n'est-elle qu'une interprétation littéraire de la connaissance et du pouvoir?

Foucault oublie commodément la dynamique des relations sociales concrètes. Il revient à la révision des unités d'analyse faite par l’Ecole des Annales, afin de maintenir que les unités d'analyse historique sont des interprétations arbitraires et subjectives [5]. Il oublie que des historiens tels que Labrousse, Lefebvre, Soboul, Vilar, Hobsbawm, Thompson, entre autres, ont fait des recherches cohérentes tenant compte des relations sociales concrètes.

Nous devrions nous demander s'il existe des approches alternatives à celles de Foucault, pour comprendre la relation entre la connaissance, le pouvoir et la modélisation de l'individu. Analyser l'impact de l'idéologie sur la société. Un contemporain de Foucault, Pierre Bourdieu, a développé une conception de la société, de la relation entre la matérialité et l’idéologie, entre l'être et la pensée dans le concept dit d'habitus. Habitus sont des façons de faire, de penser et de ressentir, qui sont structurés socialement, mais aussi structurent l'individu. Son travail sur la distinction est un bon exemple de la façon dont la connaissance, selon le concept de Foucault, correspond aux relations sociales concrètes de l'individu, y compris la classe.

Ce n'est pas la prétention du présent article de faire un exposé détaillé des propositions de Bourdieu, mais il convient de noter que Foucault, si nous le voyons dans la perspective de la production intellectuelle française de l'après-guerre, représente une interprétation idéaliste de la réalité sociale. Foucault questionne le positivisme, nie la possibilité d'atteindre la connaissance scientifique, l'objectivité, mais non pour la surmonter; sinon pour revenir à un idéalisme qui ne fait que chercher la destruction des sciences sociales. Sous l'argument qu'il existe «anormal» et «marginal», il fait une critique écrasante de la raison, qu’il identifie comme la modernité, nous invite à penser en termes littéraires et pré-scientifiques.

Les idées de Foucault aident à identifier qu'il existe une relation entre la connaissance et le pouvoir, ainsi que l'impact que cela a sur l'individu; cependant, il obscurcit la compréhension que cela se produit dans les relations sociales concrètes, qui a des agents, qui répond aux intérêts, aux hiérarchisations qui sont enracinées dans des relations concrètes. De cette façon, la compréhension idéaliste du phénomène social du pouvoir, du point de vue de Foucault, empêche d’accéder à toute la compréhension du phénomène social qu'il étudie.

Exorcisant Foucault.

Foucault a contribué, de manière significative, à repenser le pouvoir, le contrôle social et ce qu'il appelle la biopolitique, en commençant par les fissures du système social, celles qui sont considérées comme «anormales», celles qui vivent en marge du système. Mais il l'a fait sur la base d'un relativisme épistémologique qui l'a amené à considérer toute connaissance structurée et systématique comme auto-constituante. C'est-à-dire, il a commencé à partir du langage pour se retrouver dans le système social. Dans sa proposition idéaliste, le langage crée une vie sociale. Il n'a pas tenu compte du fait que cette langue correspond à des formes concrètes d'existence, à des intérêts et agents concrets, à des relations matérielles [6].

Sa proposition idéaliste sur le savoir-pouvoir, ainsi posée, conduit à une critique biaisée, de portée purement littéraire et narrative, qui ne pose aucun questionnement sur les relations de pouvoir concrètes dans une société, ni aucune possibilité de dépassement. L'acceptation même des idées de Foucault, entre les secteurs sociaux et les milieux intellectuels plus conservateurs, en est une preuve irréfutable.
De cette façon, les idées de Foucault nous conduisent à des analyses riches et imaginatives, en termes narratifs et littéraires, mais sans impact social qui mène à la transformation des relations de pouvoir dominantes dans les sociétés contemporaines. L'attachement de nombreux intellectuels aux idées de Foucault leur a permis de se présenter comme critique, mais en même temps de maintenir leur conservatisme social. C’est de maintenir leur statut de groupe privilégié, de soutenir une attitude intellectuelle du discours critique, sans proposer un questionnement sur le système dominant.

En évoquant les idées de Foucault à partir de la matérialité de la vie humaine, il est possible de transformer son discours en un outil efficace d'analyse de la société. Reconnaissant, en principe, que l'être humain n'est tel que dans les conditions concrètes dans lesquelles il doit vivre, que son langage exprime ces relations, qui les reconstitue, mais n'a donc pas d'existence distincte, comme une sorte de néo-platonisme déjà surmonté, il est possible d'analyser la nature authentique du savoir-pouvoir.

Foucault exorcisé de son idéalisme, ses idées se sont transformées en un outil d'analyse sociale qui relie commodément la connaissance et le pouvoir aux relations concrètes dans la société, vu de la matérialité de la vie humaine, nous pourrons mieux comprendre, la manière dont des discours légitimes sur les relations concrètes existantes ont été construits, la manière dont les définitions ont été adaptées aux intérêts de la classe ou de certains groupes de pouvoir; ainsi que la manière dont ces discours ont été répondu des dominés et des marginalisés. En somme, la manière dont la langue des dominateurs acquiert des significations dans le contexte social; mais aussi dans lequel la dissidence est possible.

Vu de la matérialité de la vie humaine, de la conception matérialiste de la relation entre l'être et la pensée, des sociétés constituées par les classes et les groupes de pouvoir, avec des intérêts clairs et identifiables, la méthode archéologique peut contribuer à la critique des discours historiques imposés par les secteurs dominants. Il clarifiera comment l'aliénation fonctionne dans les sociétés et les individus contemporains. Il permettra une appréciation intégrale de la manière dont la domination idéologique est exercée dans les sociétés contemporaines, mais aussi de comprendre comment cela garantit les relations dominantes de hiérarchie et de domination matérielle.

Sources
Bourdieu, P (2002) La distinction: critère et bases sociales du goût. Mexique: Taurus.

Engels, F (1975) Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie allemande classique. Dans: Marx et Engels. Travaux sélectionnés. Moscou: Editorial MIR.

Foucault, M (1979) Microphysique du pouvoir. Deuxième édition. Madrid: éditions du piquet.
(2002) L'archéologie de la connaissance. Buenos Aires: éditeurs Siglo XXI.
(2002) Surveiller et punir: naissance de la prison. Buenos Aires: éditeurs Siglo XXI.

[1] Historien et éducateur.
[2] Foucault a nié l'objectivité aux sciences sociales et à la psychologie, qu'il a vu comme des discours, des récits légitimes, d'un ordre social.
[3] Cela suppose une puissance qui est internalisée chez les individus, qui devient biopoder.
[4] Friedrich Engels, dans son livre "Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande", a mentionné ce qui suit: "... depuis l'établissement de la grande industrie, c'est-à-dire au moins depuis la paix européenne de 1815, car pour personne en Angleterre n'était un secret que la lutte politique tournait autour des prétentions de la domination de deux sortes: l'aristocratie débarquée (l'aristocratie débarquée) et la bourgeoisie (classe moyenne). En France, ce même fait est apparu avec le retour des Bourbons; les historiens de la période de restauration, de Thierry à Guizot, Mignet et Thiers, le proclament constamment comme le fait de donner la clé pour comprendre l'histoire de la France depuis le Moyen Âge. Et depuis 1830, dans les deux pays, la classe ouvrière, le prolétariat, est reconnue comme le troisième belligérant dans la lutte pour le pouvoir. Les conditions ont été simplifiées à tel point que les yeux devaient être fermés intentionnellement afin de ne pas voir dans la lutte de ces trois grandes classes et dans le conflit de leurs intérêts la force motrice de l'histoire moderne, au moins dans les deux avancée "
[5] Foucault a soutenu que les unités de l'analyse historique sont arbitraires et subjectives, ce qui soulève, à partir de là, l'impossibilité que les sciences sociales soient scientifiques et objectives.

[6] Il est pertinent de noter que même Wittgenstein, dans ses «Philosophical Investigations», a soutenu que la langue acquiert une signification dans l'environnement social dans lequel elle s'est développée, c'est-à-dire dans les «jeux» dans lesquels elle acquiert son existence.

martes, 22 de agosto de 2017

Los orígenes de la sociología

Por: Daniel Loayza Herrera

La ilustración
La sociología, como ciencia social que estudia  las relaciones sociales y los fenómenos sociales, se remonta al siglo XIX. Sin embargo, las primeras reflexiones sobre la condición social del hombre las encontramos en la obra del pensador griego Aristóteles. Aristóteles fue quien primero estableció el carácter social del hombre al plantear que el ser humano es un “zoom politikon”, es decir un animal que vive en la polis, en la ciudad, con sus semejantes.

La preocupación del ser humano por las relaciones sociales y su importancia en la vida humana fue retomada a partir de la ilustración (s. XVIII). La ilustración es aquella corriente de pensamiento caracterizada por el abordaje de la realidad a través de la razón. Los representantes de la corriente ilustrada consideraban que la realidad era racional, que obedecía a leyes y que estas solo podrían ser comprendidas si la realidad era abordada desde la razón. Al interior de esta concepción destacan innumerables aportes filosóficos, provenientes de diversas tendencias y regiones de Europa, como fueron los casos de Francis Bacon, Hume y Locke (Reino Unido); Descartes (Francia). Spinoza (Paises Bajos) y Kant (Prusia). Pese a las diferencias en la manera en que aquellos representantes veían el problema del conocimiento, todos ellos estaban de acuerdo en que la realidad era racional, obedece a ciertas leyes y principios y que el pensamiento racional es capaz de desentrañar aquellas fuerzas que operan en la naturaleza.
Sin embargo, la ilustración no se limitó al pensamiento filosófico sino que recaló en la reflexión social y política. El siglo XVIII, especialmente en Francia, estuvo marcado por la ebullición del pensamiento social y político. Figuras como Rousseau, Voltaire y Montesquieu hicieron una crítica demoledora al sistema absolutista. Si bien no se manifestaron en contra de la monarquía sí lo hicieron en contra de que el poder monárquico no tuviera contrapesos y que no se sustentara en el consentimiento de la población (contrato social) o en la división de poderes.
El fundamento último de la crítica al sistema absolutista radicó en la consideración de que todos los hombres compartes una misma esencia: la razón. La razón significaba, a nivel social, la capacidad de decidir y discriminar entre lo bueno y lo malo. Esto es que todos los hombres pueden decidir y, por tanto, tienen el derecho de hacerlo. Este fue el sustento de la idea rousseoneana del “Contrato social”, como acuerdo entre los individuos que forman una sociedad para decidir cuáles son los principios sobre los que organizarán la sociedad y quién los va a gobernar. Estos planteamientos ilustrados fueron la fuente de la idea de la “soberanía popular.

Las trasformaciones sociales del siglo XVIII
Durante el siglo XVIII se dio inicio a la primera revolución industrial. Esta estuvo caracterizada por el vertiginoso desarrollo de los sistemas productivos a partir de la introducción de máquinas en la fabricación de diversos bienes. La manufactura artesanal cedió su lugar a la producción industrial. El telar mecánico, inventado en 1711, dio inicio a una serie de inventos que revolucionaron la industria y el transporte, este último representado por el ferrocarril a vapor. Inglaterra fue la primera nación del mundo que experimentó estas rápidas transformaciones, no solo técnicas, sino también sociales.
Desde la perspectiva social se aprecia el desarrollo acelerado del proletariado industrial y el enriquecimiento de la burguesía. La pérdida de poder por parte de los terratenientes y la migración masiva de población rural hacia las ciudades. Este proceso trajo una acelerada marginalización de grandes cantidades de población proletaria inglesa, la cual vivía en condiciones de explotación. La mayor parte del proletariado laboraba entre catorce y dieciséis horas diarias, carecían de seguro médico, vacaciones, gratificaciones y pagos por horas extras. Generalmente habitaban en suburbios que no contaban con servicios públicos elementales.
Aquellas condiciones de explotación contrastaban con las mejoras sustantivas en el nivel de vida y la riqueza de la nueva burguesía industrial, pujante y cada vez más influyente en el mundo de la política y los negocios. Inglaterra, a partir de ese momento se dispuso a consolidarse como potencia económica mundial colonialista. El colonialismo fue la respuesta a la necesidad de asegurarse mercados y materias primas para su cada vez más poderosa industria.
La condición de los obreros no pasó inadvertida para los pensadores de la época. Muchos como Saint Simón, Fourier y Owen buscaron dar respuesta y solución a las condiciones de inequidad que imperaban en la sociedad industrial. Cada uno de ellos, agrupados en el llamado socialismo utópico, buscó la manera de crear organizaciones sociales alternativas a la existente, que condujeran al fin de la explotación. Pese al fracaso de las propuestas de cada uno de ellos había algo que quedaba claro: el orden social no es un orden natural, sino un orden social, humano e histórico y, por tanto, es posible que se pueda diseñar un nuevo orden social pues este no es una fatalidad.
Las transformaciones políticas
La revolución norteamericana fue la primera experiencia republicana de la historia (1776). Sus alcances y consecuencias llegaron hasta el continente europeo, en especial Francia, este último activo colaborador de las fuerzas de la independencia norteamericana por su rivalidad con los ingleses. Sin embargo, entre los hombres que condujeron la libertad de las trece colonias y Francia había mucho más que el compartido rechazo a los ingleses. Tanto Washington, como Jefferson, Adams y Franklin estaban imbuidos del pensamiento de la ilustración, de un racionalismo político opuesto al absolutismo y favorable a la igualdad de los ciudadanos.
La revolución francesa, de 1789, fue la expresión del pensamiento ilustrado. Significó el fin del absolutismo monárquico en Francia, la igualdad de los ciudadanos, la pérdida de poder por parte de los terratenientes y de la iglesia. Finalmente, la opción republicana se impuso no sin los avatares propios de un contexto en los que las monarquías europeas decidieron conformar coaliciones con el fin de hacer abortar sus logros. Sin embargo, más allá de la presencia de Napoleón Bonaparte en la política francesa y europea, desde 1799 hasta 1815, algo había quedado claro: que las transformaciones sociales podían operarse desde la razón y que la sociedad podía ser transformada de manera consciente.
El convulsionado siglo XIX: Augusto Comte, la “Física Social” o sociología y el positivismo.
Para el siglo XIX se había consolidado la revolución industrial y muchas de las transformaciones nacidas de la revolución francesa. Existía una plena confianza en la razón como medio para transformar el mundo. A la par de este proceso, el malestar del proletariado iba en aumento, como consecuencia de las condiciones de explotación en las cuales estaba sumido. Es decir, todo indicaba que la revolución burguesa, ocurrida a partir de 1789 en Francia, era insuficiente para satisfacer las demandas de una nueva clase social: el proletariado industrial.
En 1830 estalló una revolución en Francia que se extendió por diversos países de Europa y que tuvo en algunos países un cariz nacionalista y en otros disgreacionista. Fueron revoluciones dirigidas por la burguesía nacional de varios países (Francia, Bélgica, Polonia, Austria, etc). Fue parte de un ciclo revolucionario iniciado en España en 1820 y a la cual le seguiría la llamada revolución de 1848. Fue, precisamente, la revolución de 1848 la primera en la que el proletariado participó activamente enarbolando sus propios intereses como clase social con intereses definidos.
Fue en este contexto de convulsión social en que aparece la figura de Augusto Comte. Comte es considerado e fundador de la sociología y del positivismo. Fue en 1837 que acuño el término sociología para referirse a la necesidad de crear una ciencia social que estudie a la sociedad, que desentrañe sus leyes, de la misma forma en que la Física lo hacía con respecto a la materia. La sociología fue pensada, en sus inicios, como una “Física social”, orientada a conocer científicamente a la sociedad, con el fin de poder transformarla y evitar el malestar reinante.
Comte, bajo influencia de Saint Simon, de quien su secretario personal, concibió la idea de una ciencia que se emancipara de toda especulación filosófica, de toda metafísica. Esta nueva ciencia debería basarse en aquello que puede ser observado, medido y comprobado. Los hechos que son pasibles de conocimiento a través de la observación, medición y comprobación fueron denominados hechos positivos.
A esta nueva filosofía del conocimiento la denominó “Positivismo”. Pese a que este nuevo pensamiento era una filosofía, Comte sostuvo que el pensamiento teológico, que atribuye los acontecimientos de la naturaleza y la sociedad a la acción divina; así como el pensamiento especulativo filosófico que no se basa en la inducción, en el análisis de los hechos positivos, corresponden a etapas ya superadas del conocimiento. Planteadas así las cosas, la sociología, propuesta por Comte, buscaría un conocimiento plenamente objetivo y científico de la realidad social. La ciencia debería ser el nuevo, único y definitivo paradigma del conocimiento.
Sin embargo, Comte no realizó avances concretos en la creación y consolidación de la sociología como ciencia. Quienes ofrecieron los fundamentos de la sociología científica fueron, básicamente, tres pensadores, cada uno desde distintos puntos de partida: Karl Marx, Emile Durkheim y Max Weber.
Karl Marx (1818-1883)
Marx fue un abogado, filósofo y economista alemán. Fundador, junto con Friedrich Engels, del materialismo histórico. En su juventud estuvo fuertemente influenciado por la filosofía idealista de Friedrich Hegel. A la negó, posteriormente, a partir de la crítica materialista de la filosofía hegeliana desarrollada por Ludwig Feuerbach. 
Marx fue, además de un intelectual, un hombre que dedicó su vida a proveer al proletariado industrial de una concepción del mundo que le permitiera superar el capitalismo y pasar al socialismo y luego al comunismo. Si bien es cierto que nunca se consideró un sociólogo sus aportaciones a la sociología, a través de lo que llamó el materialismo histórico han tenido una enorme influencia en el desarrollo de la sociología y, en general, de todas las ciencias sociales, hasta la actualidad.
Consideraba que los fenómenos sociales eran, ante todo, fenómenos históricos, que es en la historia en que se despliega la acción humana, praxis transformadora de la naturaleza y de la sociedad. Esa praxis humana comprende todas las esferas de la acción humana, sin embargo, de entre ellas destaca el trabajo como inicio, no solo de toda presencia propiamente humana, sino, además, como sustento de todas las demás formas de vida social ( familia, política e ideología).
La economía, entendida como la práctica social destinada a la transformación de la naturaleza y como el conjunto de las relaciones productivas y de intercambio que dan sustento a la sociedad era, para Marx, el sustento de todas las formas sociales existentes. Así, Marx diferenció claramente a las relaciones económicas de todas las otras formas de vida social. La economía era la esencia y las otras formas de vida social (parentesco, política, religión e ideas de todo tipo) eran la forma específica que estas formas adquirían dentro de cada social y que le eran específicas.
Identificó que las condiciones de explotación del proletariado eran consustanciales al modo de producción capitalista y que ellas no podrían ser superadas mientras no se abolieran las relaciones capitalistas y burguesas a través de la llamada “lucha de clases”.
Para Marx la lucha de clases constituyen la forma en que las contradicciones económicas operan a nivel social pero también reúnen el universo completo de las relaciones sociales existentes. Es decir, para Marx, toda la complejidad de las formas sociales también se expresa en la llamada lucha de clases. Es esta lucha la que, para Marx, produce toda la dinámica de la historia universal.
En el campo de sus estudios económicos destaca su teoría de la plusvalía en la cual sostiene, fundamentalmente, que es el proletariado el que a través de su fuerza de trabajo crea valor económico, del cual se apropia el capitalista. La plusvalía es el valor económico creado por el obrero que no le es remunerado y que pasa al burgués bajo la forma de ganancia capitalista. Es, entonces, la plusvalía el origen y sustento de la explotación burguesa del proletariado en la economía capitalista.
Emile Durkheim (1858-1917)
Fue un sociólogo francés, fundador de la revista Annales de Sociología. Contribuyó enormemente a la consolidación de la sociología como ciencia. Su punto de partida fue el positivismo de Comte. “La división del trabajo social”.
Estableció que la sociología estudia los “hechos sociales”. Para Durkheim los hechos sociales son las formas de hacer, sentir y vivir que son impuestas desde el exterior, desde la sociedad. La sociedad opera, en este sentido a nivel coercitivo sobre estas formas. Esta definición le permitió diferenciar claramente el ámbito de estudio de la sociología y de la psicología. Propuso que los hechos sociales debían ser estudiados desde una perspectiva puramente objetiva, “como cosas”, independiente del observador o sociólogo. Realizó investigaciones concretas, como fue el caso de su trabajo sobre el suicidio, en el que sostuvo que existen causas sociales de éste y no meramente psicológicas. Otros trabajos importantes en los que destacó fue " La división del trabajo social"


Su influencia ha sido notable no solo en el campo de la sociología, en el enfoque de sociólogos como Pierre Bourdieu; sino también, en la antropología, especialmente en el estructural- funcionalismo de Malinowski y Radcliffe- Browm.
Max Weber (1864-1920)
Fue un historiador, jurista, economista y filósofo alemán. Si bien nunca se definió como un sociólogo, sino como un historiador, hizo fundamentales aportes a la sociología. Filosóficamente estuvo influenciado por el historicismo, la hermenéutica y el kantismo. Contrario al positivismo, propugnó la idea de que los fenómenos sociales no podían ser captados directamente por la mente si estos no estaban intermediados por conceptos que los hicieran inteligibles. Por ello, partió de una sociología que partiera de la formulación de tipos ideales, es decir, de conceptos que permitieran entender las relaciones sociales. La forma en la que debería trabajar el sociólogo era, entonces, el establecer tipos ideales y luego realizar una labor interpretativa (hermenéutica) de las acciones y relaciones sociales a partir de los tipos ideales de los cuales estaba provisto previamente.
Para Weber el punto de partida de la sociología fue el concepto de acción social. Para Weber la acción social es toda acción u omisión consciente y voluntaria dirigida hacia uno o más individuos. Es a partir de ahí que establece la idea de relación social, como una acción social recíproca, entre dos o más individuos. Estos conceptos son el punto de partida para entender una ampliar clasificación de las acciones y las relaciones sociales.
Weber realizó importantes estudios sobre las religiones de China, India y Hebrea. Para el caso europeo destaca su obra la “ética protestante y el espíritu del capitalismo” en la cual llega a sostener que el calvinismo, imperante en los Países Bajos, influyó de manera decisiva en el desarrollo del capitalismo. 

martes, 8 de agosto de 2017

Materialismo histórico: una teoría en construcción

Por: Daniel Loayza Herrera[1]

Materialismo histórico; la “infraestructura” y la “superestructura”

Mucho se ha escrito y dicho sobre el determinismo económico mecanicista, atribuido a  Marx y Engels. Este equívoco proviene de varias circunstancias: la primera, que Marx y Engels no tuvieron el suficiente tiempo de desarrollar, teóricamente, la manera en que concebían el papel que cumplen de los aspectos “superestructurales” en la sociedad y su devenir; segundo, que hubo, en muchos casos, una interpretación simplista del materialismo histórico, por parte de muchos suscriptores de su pensamiento, ya en tiempos del propio Marx y Engels; tercero, la necesidad de divulgar el marxismo, en el contexto de la lucha ideológica contra quienes se oponían a la revolución, produjo una avalancha de manuales, para el lego, que simplificaban la teoría de Marx y Engels, presentándola como si fuese una interpretación de la historia que solo privilegiaba lo económico[2].



Ante ello emerge la pregunta: ¿qué querían decirnos, realmente, Marx y Engels con el materialismo histórico? Un acercamiento inicial a la respuesta a esta pregunta la podemos encontrar en la carta que Engels le envió a José Bloch en 1890, cuando la obra de ambos teóricos ya estaba acabada:

....Según la concepción materialista de la historia, el factor que en última instancia determina la historia es la producción y la reproducción de la vida real. Ni Marx ni yo hemos afirmado nunca más que esto. Si alguien lo tergiversa diciendo que el factor económico es el único determinante, convertirá aquella tesis en una frase vacua, abstracta, absurda.(…)[3]
A partir de lo mencionado por Engels queda claro que la producción y reproducción de la vida no se agota en lo económico, es decir, comprende toda la multiplicidad y multidimensionalidad de la vida social. Sin embargo, ello nos lleva a plantearnos otra pregunta: ¿lo “superestructural” puede ser también determinante de los acontecimientos y del curso de la historia? En la misma carta de Engels, dirigida a Bloch, da respuesta a ello:

(…)La situación económica es la base, pero los diversos factores de la superestructura que sobre ella se levanta --las formas políticas de la lucha de clases y sus resultados, las Constituciones que, después de ganada una batalla, redacta la clase triunfante, etc., las formas jurídicas, e incluso los reflejos de todas estas luchas reales en el cerebro de los participantes, las teorías políticas, jurídicas, filosóficas, las ideas religiosas y el desarrollo ulterior de éstas hasta convertirlas en un sistema de dogmas-- ejercen también su influencia sobre el curso de las luchas históricas y determinan, predominantemente en muchos casos, su forma (…).[4]

Marx y Engels no negaron, por ejemplo, que las formas jurídicas e ideológicas tengan importancia. Obsérvese que menciona claramente a las “las ideas religiosas y el desarrollo ulterior de éstas hasta convertirlas en un sistema de dogmas-- ejercen también su influencia sobre el curso de las luchas históricas y determinan, predominantemente en muchos casos, su forma (…)”. Queda claro, entonces, que la supuesta negación, por parte de Marx y Engels, de la influencia de los factores “superestructurales” no es tal. Ante ello surge una duda: ¿cuál es el papel que cumplen las relaciones económicas en la sociedad? En la misma carta, Engels menciona lo siguiente:

Es un juego mutuo de acciones y reacciones entre todos estos factores, en el que, a través de toda la muchedumbre infinita de casualidades (es decir, de cosas y acaecimientos cuya trabazón interna es tan remota o tan difícil de probar, que podemos considerarla como inexistente, no hacer caso de ella), acaba siempre imponiéndose como necesidad el movimiento económico. De otro modo, aplicar la teoría a una época histórica cualquiera sería más fácil que resolver una simple ecuación de primer grado.[5]

¿Qué quiso decir Engels cuando sostiene que lo económico se impone como lo necesario? Este concepto no debe pasar inadvertido pues refleja no solo la idea que Marx y Engels tenían sobre la historia, sino la manera particular en que relacionaban a la historia con la filosofía, es decir, constituye el corazón de su concepción materialista del mundo. En filosofía lo necesario es la razón última y primera que justifica la totalidad de lo real, el ser y el devenir. Es el fundamento último de lo real. Para la concepción idealista y metafísica este fundamento es ideal o está más allá de lo físico; mientras que para los materialistas este es real, no se encuentra en ningún fundamento más allá de lo concreto. Es decir, para Marx y Engels, que concebían el devenir de la historia como un entramado de causalidades, las relaciones económicas eran la causa primera, la real, aquella en la que subyace, en última instancia, la dinámica del devenir social.

Las relaciones económicas, vistas como necesarias, no se pueden entender, en ningún caso, como causantes exclusivos que los acontecimientos históricos. Engels es claro al afirmar que apreciar el desarrollo de la historia como el resultado directo de lo económico no sería otra cosa que  una simplificación “más fácil que resolver una ecuación de primer grado”[6].

¿En qué radica el aporte de Marx y Engels? En la superación de la idea de necesidad propia del idealismo hegeliano y de la metafísica, pero también de los enfoques materialistas vulgares que ven lo primero simplemente en lo que existe como cosa, independiente de la práctica humana[7]. Al respecto Marx, en la primera de las tesis sobre Feuerbach, mencionó lo siguiente:

El defecto fundamental de todo el materialismo anterior -incluido el de Feuerbach- es que sólo concibe las cosas, la realidad, la sensoriedad, bajo la forma de objeto o de contemplación, pero no como actividad sensorial humana, no como práctica, no de un modo subjetivo. De aquí que el lado activo fuese desarrollado por el idealismo, por oposición al materialismo, pero sólo de un modo abstracto, ya que el idealismo, naturalmente, no conoce la actividad real, sensorial, como tal. Feuerbach quiere objetos sensoriales, realmente distintos de los objetos conceptuales; pero tampoco él concibe la propia actividad humana como una actividad objetiva. Por eso, en La esencia del cristianismo sólo considera la actitud teórica como la auténticamente humana, mientras que concibe y fija la práctica sólo en su forma suciamente judaica de manifestarse. Por tanto, no comprende la importancia de la actuación "revolucionaria", "práctico-crítica"[8].

Su aporte estuvo, precisamente, en encuadrar la necesidad en la historia, en esclarecer la manera en que las sociedades desarrollan su devenir, superando el caos existente entre las diversas causalidades o factores que pueden intervenir en ellas. Plantearon una historia vista como proceso, más allá de una sucesión anárquica de acontecimientos. De esta manera resuelven el problema de la articulación entre la filosofía y la historia, entre la razón primera y las demás razones que se desarrollan en el entramado histórico.

Partiendo de lo anteriormente señalado, podemos afirmar que el materialismo histórico no constituye, en ningún caso, una historia de la humanidad, sino una concepción filosófica sobre el desarrollo de la sociedad, una teoría de la historia y un método de análisis. El conocimiento de la historia, como proceso concreto de una sociedad determinada, ligado a hechos específicos, está sujeto a los avances en la investigación. Ello implica que la teoría de las cinco etapas del desarrollo de las sociedades: comunitarismo primitivo, esclavismo, feudalismo, capitalismo y socialismo, fueron solo acercamientos de Marx y Engels al conocimiento histórico. De hecho los estudios de Marx sobre el llamado “modo de producción asiático” expresan, con suma claridad, que su conocimiento de la historia estaba en permanente desarrollo, que no era algo acabado y definitivo.

Los críticos de la “ortodoxia” marxista le han atribuido a Marx y Engels la creencia de que las relaciones económicas determinan de manera directa nuestras acciones y pensamientos, que no somos otra cosa que marionetas de las relaciones económicas. Engels, en la misma carta a Bloch, menciona al respecto: “Somos nosotros mismos quienes hacemos nuestra historia, pero la hacemos, en primer lugar, con arreglo a premisas y condiciones muy concretas (…)”[9]. Lo que deja en claro Engels es que lo económico es el determinante necesario, esencial, como oposición a la “superestructura”, que le da la forma, pero ello no significa una causalidad económica siempre directa y mecánica.

¿Cuál es, entonces, el aspecto medular del materialismo histórico? Su reconocimiento de que el hombre es un ser material, que vive en relaciones sociales concretas, que sus ideas y prácticas culturales responden, en última instancia y no mecánicamente, a condiciones económicas históricamente determinadas. En suma, el materialismo histórico es una concepción filosófica sobre el desarrollo de las sociedades pero que, por su concepción de la historicidad del desarrollo social, no presenta leyes inmutables para todo tiempo y lugar. Al respecto del carácter histórico de las relaciones económicas y, por tanto, de la economía política marxista, Engels [10]menciona lo siguiente:

Las condiciones en las cuales producen e intercambian productos los hombres son diversas de un país a otro, y en cada país lo son de una generación a otra. La economía política no puede, por tanto, ser la misma para todos los países y para todas las épocas históricas. Desde el arco y la flecha, el cuchillo de piedra y el excepcional intercambio y tráfico de bienes de salvajes hasta la máquina a vapor de mil caballos, el telar mecánico, los ferrocarriles y el Banco de Inglaterra, hay una distancia gigantesca (…) La economía política es, por tanto, esencialmente una ciencia histórica. Esa ciencia trata una materia histórica, lo que quiere decir una materia en constante cambio; estudia por de pronto las leyes esenciales de cada particular nivel de desarrollo de la producción y el intercambio, y no podrá establecer las pocas leyes muy generales que valen para la producción y el intercambio como tales sino al final de esa investigación (…)

Esta concepción de la economía como un producto histórico no debe confundirse con una posición relativista. Es decir: ¿Para los padres del marxismo que tienen en común los diversos desarrollos históricos específicos, más allá de sus diferencias? Para Marx y Engels los diversos desarrollos históricos tienen en común dos aspectos fundamentales, a saber: el primero, referido a que en todas las sociedades- en todos los procesos históricos, tiempo y lugar- las relaciones económicas constituyen el fundamento último de la vida social, la razón primera, lo que filosóficamente podemos entender como necesidad; la segunda, que en cualquier sociedad donde se presenten los mismos modos de producción, es decir de producción e intercambio, se cumplen las mismas leyes económicas. Al respecto, Engels (2002, 102) nos dice lo siguiente:

(…) No hará falta decir que las leyes válidas para determinados modos de producción y formas de intercambio tienen también validez para todos los períodos históricos a los que sean comunes dichos modos de producción e intercambio y dichas formas de intercambio. Así, por ejemplo, con la aparición del dinero metálico empiezan a actuar una serie de leyes que son válidas para todos los países y para todos los lapsos históricos en los que el intercambio está mediado por el dinero metálico.

Existe una crítica muy extendida a las ideas de Marx y Engels, consistente en negar que en la historia existan leyes y que ese presunto determinismo marxista no es sostenible a la luz de los avances en las ciencias sociales. Sobre este asunto es preciso aclarar que Marx y Engels, cuando hablan de leyes se refieren a leyes económicas, no se refieren a leyes que permitan determinar la forma en que, por ejemplo, se produce la religiosidad en las sociedades. Tampoco se refieren a leyes que determinen la forma que adquieren los sistemas políticos o jurídicos. Sobre el particular debemos mencionar que existe una incomprensión de los planteamientos de Marx y Engels, pues lo que plantearon es que existen leyes económicas, que corresponden a la relación entre la producción y la distribución; además de la ley que se refiere al impacto que tienen las transformaciones económicas de un modo de producción a otro en las relaciones políticas, jurídicas e ideológicas. No es posible que Marx y Engels cometieran tal equívoco porque para ellos las relaciones políticas, jurídicas e ideológicas son de forma, no de esencia, es decir, pueden adoptar una multiplicidad de maneras de organización y manifestación, las cuales son específicas en cada sociedad y responden a sus particularidades. Igualmente llama la atención que sean, precisamente, los que critican el “determinismo” marxista los que se adscriben a una concepción económica liberal que está llena de “leyes”, como es el caso de las llamadas “ley de la demanda” y “ley de la oferta”, postulando incluso que tienen un carácter de universalidad e inmutabilidad puesto que no la someten a ninguna consideración del desarrollo histórico.

La existencia de leyes económicas generales, correspondientes a los modos de producción y de leyes específicas, a la manera particular en que estos modos de producción se relacionan en cada sociedad específica, dio lugar a la aplicación del método comparativo. Este método, precisamente, fue aplicado por Marx para comprender el desarrollo de las sociedades pre-capitalistas en latitudes distintas a la europea:

Para llevar, plenamente a cabo esta crítica de la economía burguesa no bastaba con el conocimiento de la forma capitalista de la producción, el intercambio y la distribución. Había que estudiar también, al menos en sus rasgos capitales, y considerar comparativamente las formas que la han precedido o que aún subsisten a su lado en países poco desarrollados. Dicho en términos generales, sólo Marx ha emprendido hasta ahora una tal investigación comparativa, y a sus investigaciones debemos, casi exclusivamente, todo lo sabido hasta ahora sobre la economía teorética preburguesa.[11]

El marxismo, a nivel metodológico, entonces, no supone, en ningún caso, la aplicación mecánica del materialismo histórico a una situación concreta. Supone el reconocimiento de las especificidades de cada desarrollo histórico, pero ello no implica que estas especificidades supongan la adscripción al relativismo histórico.

Lo anteriormente señalado deja un amplio espacio para que en la investigación histórica concreta se identifiquen, en mayor o menos medida, factores no económicos como determinantes en el curso de los procesos y acontecimientos. Pero como quiera que es imposible demostrar que un solo factor es el único interviniente en la ocurrencia de un acontecimiento, el que una investigación en particular destaque ese factor no puede ser interpretado, en modo alguno, como que otros factores no han intervenido.
El materialismo histórico como una construcción inacabada

El materialismo histórico parte de una premisa primera y fundacional: el ser y el pensar tienen una común esencia material. Esto no es otra cosa que el reconocimiento de que la idea es materia evolucionada. Este punto de partida nos lleva, necesariamente, a reconocer que las formas políticas, jurídicas e ideológicas son también esencialmente materia.

La idea de que a través del proceso evolutivo el ser humano primero fue tal y que luego empezó a pensar no solo carece de sentido, sino que además nos llevaría a planteamientos puramente metafísicos sobre lo que es el ser humano. El proceso evolutivo humano no puede ser entendido sino en el proceso de desarrollo físico-psíquico. Bajo esta premisa no es posible establecer que el ser es anterior al pensar, pero tampoco lo contrario. En este contexto no tienen cabida ni el materialismo vulgar ni el idealismo metafísico. El ser también es el pensar del ser. No hay ser sin pensar, por tanto no hay ser antes del pensar. El desarrollo de las formas materiales de existencia son indesligables de sus formas subjetivas e intersubjetivas, de sus representaciones. Por tanto, la idea de que la existencia material es anterior al pensamiento es errónea y proviene de la simplificación el marxismo.

Marx, partiendo de Feuerbach, rechazó el idealismo hegeliano. Planteó que las formas ideológicas son el resultado, en última instancia,  de las relaciones concretas en las cuales están inmersos los seres humanos. Cuando estudió el desarrollo capitalista en Europa, en el contexto del siglo XIX, pudo confirmar ello debido a que las relaciones económicas estaban claramente diferenciadas de las formas políticas, jurídicas e ideológicas.

Por ello, cuando Marx buscó al hombre concreto y materialmente identificable lo encontró en la producción y el intercambio de bienes materiales, es decir, en la economía. Este punto de partida estuvo influenciado por los progresos que la economía política había tenido hasta entonces, como fueron los casos, especialmente de Adam Smith, los fisiócratas y otros que los antecedieron como Rousseau e incluso Monchrestien. Marx a estos enfoques a-históricos les añadió la concepción del devenir histórico hegeliano. Si bien es cierto que Marx y Engels aceptaban las particularidades en el desarrollo  de las diversas sociedades, no tenían duda de que la concepción materialista de la historia podría dar respuesta a la lógica en las que estas se desarrollaban.

Sin embargo, sabemos que los estudios económicos llevados a cabo por Marx, concernientes a las sociedades pre- capitalistas, recién se iniciaban, estaban muy lejos de ser algo acabado y definitivo. Engels deja en claro ello cuando sostiene que:

Lo que por el momento poseemos en materia de ciencia económica se limita casi exclusivamente a la génesis y el desarrollo del modo de producción capitalista: empieza con la crítica de los restos de formas feudales de producción e intercambio, muestra la necesidad de su sustitución por formas capitalistas, desarrolla luego las leyes del modo de producción capitalista y de sus correspondientes formas de intercambio considerando su aspecto positivo, esto es, el aspecto por el cual promueven los fines generales de la sociedad, y termina con la crítica socialista.[12]

Engels fue muy claro al mencionar que las leyes económicas específicas hay que encontrarlas en sociedades específicas, a través de investigaciones específicas:

La economía política es, en su más amplio sentido, la ciencia de las leyes que rigen la producción y el intercambio de los medios materiales de vida en la sociedad humana. Producción e intercambio son dos funciones distintas. La producción puede tener lugar sin intercambio, pero el intercambio —precisamente porque no es sino intercambio de productos— no puede existir sin producción. Cada una de estas dos funciones sociales se encuentra bajo influencias externas en gran parte específicas de ella, y tiene por eso también en gran parte leyes propias específicas. Pero, por otro lado, ambas se condicionan recíprocamente en cada momento y obran de tal modo la una sobre la otra que podría llamárselas abscisa y ordenada de la curva económica[13].

Partiendo de lo anteriormente señalado no es extraño que se descubran sociedades en las cuales las relaciones de parentesco, por ejemplo, tengan un lugar decisivo en las relaciones sociales, incluso en las económicas. Godelier acometió este problema desde el marxismo señalando que en las sociedades llamadas “primitivas” las relaciones de parentesco incluyen también relaciones económicas. Es decir, lo económico se da a nivel “infraestructural” y “superestructural”, pues no existe una clara separación entre ambas estructuras sociales en ese tipo de sociedades.

El origen de este problema estriba en la mirada que el estructuralismo proyectó sobre el marxismo. Lo concibió como estratos claramente diferenciados, como niveles que forman una pirámide en cuya base se encuentra lo económico (producción, intercambio y distribución de bienes materiales), claramente diferenciadas de las estructuras sociales, jurídico políticas e ideológicas. Por otro lado, las luchas contra las llamadas corrientes “revisionistas”, que le disputaban a los líderes revolucionarios la conducción del proletariado, llevó a una simplificación de los postulados originales de Marx, convirtiéndolos, en muchos casos, en una imagen mecanicista de la historia contenida en manuales de amplia difusión.

Tres son las circunstancias que nos permiten sostener que el materialismo histórico aún está inacabado: La primera, que no existe certeza de que los modos de producción que se han identificados sean todos los existentes. La segunda, de que no se han descubierto todas las particularidades que se dan a nivel de cada sociedad, en la articulación de los modos de producción; la tercera, que no se han agotados las investigaciones sobre la influencias que tienen las formas políticas, jurídicas e ideológicas en las sociedades. Es suma, el materialismo histórico es una construcción que aún no concluye, requiere de investigaciones específicas que den cuenta del devenir histórico, pero en un permanente diálogo con la propia teoría.

El materialismo histórico: relación entre método y teoría
Es una concepción del devenir histórico que parte de las condiciones concretas de existencia, del ser humano. Estas condiciones no deben ser identificadas como puramente económicas, donde la llamada “superstructura” es la consecuencia de una mecánica relación de causalidad económica.

Marx y Engels, por haberse dedicado a desentrañar las relaciones económicas propias del capitalismo, en el marco de su lucha contra la metafísica idealista, opusieron a esta lo económico como necesidad[14]. Por ende, las formas políticas, jurídicas e ideológicas son tan concretas como las relaciones económicas. El papel que estas formas desempeñan en cada sociedad concreta solo debe ser determinado en la investigación específica de cada sociedad.

El materialismo histórico, a condición de que siga manteniéndose como una concepción viva del devenir histórico, debe ser concebido como una teoría en permanente construcción, como algo inacabado.  Ello supone que debe abandonarse la idea de que es un simple método de aplicación mecánica que se limita a confirmar la teoría. Esta idea de que el investigador debe verlo simplemente como método se sustenta, en muchos casos, en la visión de que es una teoría acabada y definitiva.

Al no ser una teoría acabada su utilización metodológica debe suponer un permanente repensar del investigador con respecto a la teoría. Precisamente, de la confrontación de la teoría con la investigación concreta surgirá un enriquecimiento de la primera. Solo de esa manera el materialismo histórico podrá cumplir con la teoría del conocimiento marxista, que parte de la práctica para llegar a la teoría y luego a la práctica, en un proceso ininterrumpido.








[1] Historiador y educador.
[2] Engels, en su carta a Bloch, menciona lo siguiente: El que los discípulos hagan a veces más hincapié del debido en el aspecto económico, es cosa de la que, en parte, tenemos la culpa Marx y yo mismo. Frente a los adversarios, teníamos que subrayar este principio cardinal que se negaba, y no siempre disponíamos de tiempo, espacio y ocasión para dar la debida importancia a los demás factores que intervienen en el juego de las acciones y reacciones. Pero, tan pronto como se trataba de exponer una época histórica y, por tanto, de aplicar prácticamente el principio, cambiaba la cosa, y ya no había posibilidad de error. Desgraciadamente, ocurre con harta frecuencia que se cree haber entendido totalmente y que se puede manejar sin más una nueva teoría por el mero hecho de haberse asimilado, y no siempre exactamente, sus tesis fundamentales. De este reproche no se hallan exentos muchos de los nuevos «marxistas» y así se explican muchas de las cosas peregrinas que han aportado....
Carta de Engels a José Bloch. Lóndres 21 – 22 de setiembre de 1890. En: http://pendientedemigracion.ucm.es/info/bas/es/marx-eng/cartas/oe3/mrxoe329.htm. Recuperado el 05-08-2017.
[3] Carta de Engels a José Bloch. Op. cit.
[4] Carta de Engels a Bloch. Op. cit.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Marx, K “Tesis sobre Feuerbach”.  https://www.marxists.org/espanol/m-e/1840s/45-feuer.htm. Recuperado el 06/08/2012.
[8] Marx, K “Tesis sobre Feuerbach”.  Op cit.
[9] Carta de Engels a Bloch. Ibid.
[10] Engels, F. “El Anti- Dühring”. p 139. https://www.marxists.org/espanol/m-e/1870s/anti-duhring/ad-seccion2.htm. Recuperado el 05/08)2017.

[11] Engels, F. “El Anti- Dühring”. Op. cit. P. 143.
[12] Ibid p. 142.
[13] Ibid. P. 139.
[14] Entiéndase necesidad como razón primera que crea y define la totalidad del ser y su devenir. Representa la oposición de lo económico frente a la idea hegeliana del espíritu absoluto.